Répression et arrestations vendredi et samedi à Conakry, où la grève se poursuit
Le mouvement de grève qui paralyse les activités dans la
capitale guinéenne et les principales villes intérieures
du pays depuis le mercredi 10 janvier 2007, a connu vendredi ses
premiers incidents dans les quartiers de Bambéto et Koloma, dans
la banlieue de Conakry.
La police anti-émeute appuyée par des
éléments de la gendarmerie nationale est intervenue dans
la soirée dans ces secteurs de la ville pour disperser des
manifestants, des jeunes pour la plupart qui y avaient
érigé des barrages, pour bloquer la circulation.
Des tirs nourris ont été entendus toute la nuit dans
lesdits quartiers, selon des habitants joints par
téléphone. Les mêmes témoins font
état de nombreuses arrestations parmi les manifestants de la
zone.
Samedi matin, de nombreux habitants de Bambéto et Koloma ont
préféré se terrer chez eux, afin
d’échapper aux forces de sécurité, qui ont
été massivement déployées le long des
artères principales.
Dans l’après-midi, c’est le siège du Conseil
des associations de la société civile à Conakry,
qui a été attaqué et saccagé, des documents
emportés et des responsables interpellés par la police
qui a fait une violente intervention dans les locaux. Selon des
témoins, des agents des forces de l’ordre (police anti -
gang) sont entrés en grand nombre dans le bâtiment
abritant les bureaux du CNOSG qu’ils ont saccagés,
emportant tous les documents trouvés sur place, a
rapporté la même source.